J’ai découvert la Sophrologie en 1990 alors que j’étais un jeune élève officier aux écoles de St Cyr-Coëtquidan, dans le cadre de modules liés à la gestion du stress de combat.
Il est vrai que j‘étais très dubitatif quant à ce genre de méthodes, mais puisque cela permettait de dormir un peu entre deux exercices…A vos ordres mon Capitaine.
Quelle surprise ! ! !
Non seulement nous ne dormions pas. Mais j’ai pu constater que cela fonctionnait. Il était dès lors plus aisé de gérer le stress inhérent à ce type de formation, ainsi que de mieux vivre les petits désagréments de la vie en communauté. C’est tout naturellement que j’ai continué à utiliser ces techniques par la suite. Non seulement pour moi. Mais aussi pour les hommes dont j’avais le commandement. Formations, conduite des opérations, gestion du stress dans les compartiments opérationnels, aide à la gestion et à la cohésion du groupe, relaxation et mobilisation de l’énergie après l’effort, préparation mentale de type sportif de haut niveau… En bref, tout les compartiments de la vie d’un cadre opérationnel.
Il est vrai aussi que dès les premiers enseignements, j’y retrouvais beaucoup de points communs avec les entraînements et préparations mentales que j’avais appris de mon maître d’arme vietnamien lorsque je pratiquais les arts martiaux. Avec une différence majeure : c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus économe en arnica.
(Et grande découverte : le sophrologue n’est pas habillé d’une tunique orange, psalmodiant « are Krishna » au coin d’un aéroport. Les images ont la peau dure.)
Puis, fin de contrat. Retour à la vie civile.
Et je suis entré… Dans la police. Plus exactement dans la
police judiciaire en section criminelle. Vous savez ? Homicides,
Enlèvements, Séquestrations, viols, vols à main armée… Tout ce qui fait que la
vie est si jolie. Les techniques que j’avais apprises quelques années plus tôt
et continué à entretenir et explorer ont il est vrai, soyons honnête, pris une
place toute naturelle dans cette nouvelle activité. Gérer et évoluer dans les
situations de crise. Les longs moments de rédaction de procédures bercés par la
musique de doux mots d’affection (que certains appellent diplomatiquement
« tensions verbales »). Autopsies, secours aux victimes, personnes en
état de choc, réveils nocturnes pendant les permanences… Que du bonheur...
Et comme pour tout le monde, les tensions qui parfois peuvent surgir entre collègues, comme dans tout service ou entreprise tranquille.
Pour résumer : la vie paisible d’un fonctionnaire.
Ah, j’oubliais. J’avais aussi une vie privée au milieu de tout ça. Avec ses hauts. Ses très hauts. Ses bas…
Puis un jour, j’ai eu envie de me mettre différemment au service de tous. Faire partager ces 20 ans d’expériences de savoir faire et être.
Mais voila. Comment ?
Bien souvent, je suis sûr que vous l’avez déjà remarqué, on a du mal à voir ce que l’on a sous le nez parce que cet appendice gêne particulièrement notre champ de vision. (Cette image facile m’amuse, mais son mérite vient du fait que je la comprends tout de suite)
Je me suis donc à nouveau tourné vers la sophrologie et me suis octroyé trois ou quatre séances menées de main de maître. Et là, après avoir vaillamment exploré mon moi intérieur dans les profondeurs ultimes de ma conscience (pardon, je m’égare…). La réponse était là ! Juste sous mon nez (Vous voyez ? Quand je vous disais que j’avais un grand nez) :
Et si je devenais Sophrologue ?
En effet. Je pratiquais depuis bien longtemps. J’avais constaté que les effets en sont fabuleux. Et de plus, je ne vous le cache pas : j’adore ça.
Emporté par mon élan, je décidais donc de m’offrir à nouveau une séance. Juste pour savourer le bien être et le plaisir de cette découverte.
Mais bon.
La sophro, c’est bien. Mais ce que l’on en fait, c’est quand même mieux.
J’ai coupé court à cette séance et je suis allé fêter cette prise de décision avec ma Douce Moitié.
Puis, j'ai ressorti mon vieux cartable d’écolier et suis allé suivre la formation de Sophrologue Praticien. J’avais enfin allié ma pratique (déjà bien étayée, je l’avoue) à l’apprentissage académique dispensé par un centre de formation.
Ce sont aujourd'hui tous ces acquis, ces expériences réussies dans le soutien, l’écoute, le management qui constituent le socle concret à ma pratique. Et qu’il m’est d’un très grand plaisir de mettre à votre service.
J. Allaux.